Communiqué de presse – UNE AGORA MÉTROPOLITAINE ASSURERA LE SUIVI DU PMAD DU GRAND MONTRÉAL

UNE AGORA MÉTROPOLITAINE ASSURERA LE SUIVI DU PMAD DU GRAND MONTRÉAL

Montréal, le 12 mars 2012 – À l’occasion de l’annonce de l’entrée en vigueur du Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD) du Grand Montréal, la présidente de l’Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM), madame Phyllis Lambert et la présidente de la commission de l’aménagement de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), madame Helen Fotopulos, se réjouissent de l’appui du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, monsieur Laurent Lessard, à l’Agora métropolitaine qui assurera le suivi de la mise en œuvre du PMAD.

La première Agora citoyenne, organisée par l’IPAM en décembre 2010, a tracé la voie à une consultation publique exceptionnelle au cours de l’automne 2011 sur le projet de PMAD.

Cette contribution s’est notamment traduite par une augmentation sensible des cibles du PMAD en matière de localisation des ménages dans les quartiers TOD, en matière de part modale du transport en commun ainsi qu’en matière de protection et de mise en valeur des milieux naturels.

« L’expérience que nous avons vécue l’automne dernier démontre que le dialogue constructif entre les élus et la société civile permet d’adopter des politiques plus ambitieuses pour notre région » a souligné Mme Lambert.

L’Agora métropolitaine se tiendra à l’hiver 2013. Il s’agit d’une formule unique qui réunira des élus et des représentants de la société civile issus de l’ensemble des secteurs de la Communauté afin que l’aménagement du Grand Montréal traduise davantage les aspirations des citoyens.

Cet évènement bisannuel permettra également de s’assurer que les actions identifiées pour atteindre les orientations, les objectifs et les critères du PMAD soient mises en œuvre rapidement avec un souci de qualité et de distinction.

Le comité organisateur de l’Agora métropolitaine sera formé de huit représentants de la société civile désignés par l’IPAM et de huit élus de la commission de l’aménagement présidée par Mme Helen Fotopulos. « Cet évènement conjoint va permettre de poursuivre cette mobilisation citoyenne exceptionnelle développée durant la consultation du PMAD. Notre objectif est de maintenir ce niveau d’intérêt pendant la mise en œuvre » a conclu Mme Fotopulos.

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L’Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM) est une initiative citoyenne qui a pour mission de contribuer à la planification urbaine viable de Montréal, à son développement économique et durable et à la démocratie locale. Organisme indépendant et multidisciplinaire, l’IPAM a comme objectif de jouer un rôle clé à long terme dans le débat municipal sur les choix à faire en matière de politiques pour mener à une société équitable et prospère.

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Créée le 1er janvier 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal est un organisme de planification, de coordination et de financement qui regroupe 82 municipalités, soit 3,7 millions de personnes réparties sur plus de 4 360 kilomètres carrés. La Communauté exerce des compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique, du logement social, du transport en commun et de l’environnement.

Quel type de développement économique réserve-t-on à Montréal?: Une analyse des politiques par l’IPAM

11 août 2011 – La Stratégie de développement économique 2011-2017 de Montréal, dévoilée le 13 juin, est un document exhaustif qui dresse le bilan de la situation économique actuelle de l’île de Montréal et propose certains principes d’action pour les cinq années à venir. Une telle vision globale, qui donne sa place tant à l’économie sociale qu’aux entrepreneurs et autres acteurs économiques, est un outil nécessaire et utile. Renouer la ville et le fleuve, promouvoir la collaboration et l’innovation, encourager l’entrepreneuriat et augmenter le PIB sont tous des objectifs louables que la stratégie a le grand mérite de souligner et d’encourager.

Et les Montréalais?

Cependant, ce document est principalement tourné vers l’extérieur, et la stratégie proposée vise essentiellement à attirer les talents et les investisseurs externes, notamment par le biais de projets immobiliers d’envergure. Le document présente en quelque sorte une ville à vendre. On y fait peu état de la population actuelle de Montréal, dans toute sa diversité et sa richesse sociale. Or, une stratégie économique devrait, en premier lieu, se focaliser sur l’augmentation du bien-être des résidants actuels. Ne miser que sur de grands projets immobiliers pour rendre la ville attrayante risque de créer des activités récréotouristiques aux dépends des travailleurs, des artistes et des établissements d’où émanent les innovations et la richesse actuelles de Montréal. En somme, la stratégie tend à faire abstraction du tissu économique et social existant et passe bien trop rapidement sur les actions concrètes qui pourraient être posées pour améliorer le niveau de vie et l’intégration économique des Montréalais eux-mêmes.

Une autre économie

L’économie ne peut reposer uniquement sur des personnes talentueuses, de grands investisseurs, des diplômés universitaires, de culture et de services haut de gamme. Le secteur manufacturier, qui domine encore l’économie montréalaise, dans lequel des milliers d’emplois ont été perdus depuis 2000, ne fait pas l’objet d’une stratégie. Les sans-abri, les chômeurs, les réfugiés et les immigrants récents sont aussi des acteurs économiques – qui représentent un potentiel à reconnaître et, si ce potentiel n’est pas reconnu, il s’ensuivra un coût public important. La stratégie 2011-2017 ne propose aucune vision qui permettrait de rehausser et d’appuyer  le potentiel de ces acteurs. Par exemple, une emphase particulière est mise sur l’augmentation du taux de diplomation de la population : aucune mention n’est faite de la formation continue, de l’aide à la reconversion économique d’individus qui subissent les changements structurels actuels, ni de la reconnaissance de compétences. De même, la lutte contre le chômage et la pauvreté est explicitement absente du nouveau paradigme promu par la stratégie. Finalement, parmi les partenaires mentionnés, le secteur associatif – par exemple les syndicats et les groupes communautaires – sont absents.

Une île dans une métropole

La stratégie proposée est axée uniquement sur l’île de Montréal. Laval, la Rive-Nord et la Rive-Sud y sont présentés comme des concurrents et non comme des partenaires. Il n’est donc aucunement fait mention des complémentarités qui existent, ou qui pourraient se construire, entre l’île et ses banlieues. Or, les grappes industrielles – tels l’aéronautique ou les écotechnologies – ne s’arrêtent pas aux ponts, et les emplois sur l’île de Montréal sont souvent occupés par des habitants du reste de la métropole (et vice-versa). Les causes sous-jacentes de la migration de Montréalais vers ces banlieues ne sont pas présentées, et la création d’une offre résidentielle abordable ne fait pas partie de la stratégie : seuls, des grands projets structurants y sont mentionnés, et d’éventuels processus participatifs visant à mieux comprendre les besoins locaux en matière de logement et d’emploi en sont absents.

Les moyens de l’action

Finalement, la question des moyens n’est pas abordée. Quelle que soit la stratégie avancée, avec toutes ces qualités et ses limites, l’agglomération de Montréal – c’est à dire la municipalité de Montréal et les autres municipalités de l’île – ne possède pas les leviers politiques, fiscaux ni matériels qui lui permettrait d’influencer réellement la trajectoire économique de l’île et des entreprises et des populations qui s’y trouvent. Lorsqu’une initiative financière est prise, telle l’internationalisation de Bixi, l’on constate que la ville ne possède pas les pouvoirs nécessaires. Le rééquilibrage des pouvoirs de décision, d’action et de financement entre les gouvernements supérieurs et les municipalités, qui devrait être au cœur de toute stratégie économique élaborée à l’échelle intermunicipale, est le grand absent de la stratégie 2011-2017.

Pour l’Institut de politiques alternatives de Montréal :

Phyllis Lambert
Présidente de l’IPAM, directeur fondateur et président du Conseil des fiduciaires du Centre Canadien d’Architecture.

Norma Rantisi,
Membre du CA de l’IPAM, professeur, Département de Géographie, Université Concordia

Dimitri Roussopoulos,
Vice-président de l’IPAM

Richard Shearmur,
Membre du CA de l’IPAM, professeur, INRS Urbanisation Culture Société

En collaboration avec :

Jean-Marc Fontan, professeur,
Département de Sociologie, UQÀM

Vincent van Schendel,
Économiste, Service aux Collectivités, UQÀM

Les titres professionnels ne sont fournis qu’à des fins d’identification.

Montréal: Aujourd’hui et demain

Table ronde de l’IPAM – bilingue

Co-présidée par Phyllis Lambert, architecte et présidente de l’IPAM, et Dinu Bumbaru, Directeur des politiques d’Héritage Montréal et membre du Conseil d’Administration de l’IPAM

1- L’environnement
Présenté par Alex Aylett, boursier Trudeau, géographe urbain, Université de la Colombie-Britannique, et associé principal de recherche, Centre International des Villes Durables
Un aperçu critique des démarches mises en place pour être plus vert et de celles qui devraient être réalisées. Une approche multi-disciplinaire abordant entre autres le domaine du bâtiment, le transport et les changements climatiques.

2- La question du logement
Présenté par Edith Cyr, directrice exécutive, Bâtir son quartier

Un apercu des besoins en logement, en particulier concernant les logements sociaux et l’itinérance. Quels sont les nouveaux buts à se fixer?

3- La justice sociale et la ville
Présenté par Winnie Frohn, études urbaines, UQAM

Une vue d’ensemble des enjeux majeurs tels que la pauvreté, l’alimentation, la sécurité, le chômage, la prostitution, la consommation de drogues et les droits humains.

4- La démocratie
Présenté par Dimitri Roussopoulos, vice-président de l’IPAM

Un aperçu des outils démocratiques actuellement en place, de la façon dont ils sont utilisés, des problèmes de gouvernance qui peuvent en résulter et de ce qui doit être fait.

Le vendredi 26 août 2011
13 h 30
Palais des Congrès de Montréal
1001 Place Jean Paul Riopelle
Salle 517 D

Cette table ronde aura lieu dans le cadre du Sommet mondial Écocité 2011

TableRonde-RoundTable

Téléchargez le programme ici

La justice sociale dans la ville – discussion par Peter Marcuse

La justice sociale dans la ville : Qu’en est-il?  Qui la revendique?

Le jeudi 16 septembre 2010
1515, rue Ste-Catherine O.
Université Concordia
Édifice EV
Amphithéâtre (EV 1.605)
Métro Guy-Concordia 19:00 h

Peter Marcuse est un urbaniste et un avocat, professeur émérite d’urbanisme à l’université Columbia à New York.  Ses domaines de recherche comprennent la planification urbaine, le logement, le phénomène des sans-abri, l’usage des espaces publics, le droit à la ville, la justice sociale dans la ville, la mondialisation, l’histoire de l’aménagement urbain, la relation entre les activités culturelles et l’aménagement urbain ainsi que, plus récemment, les solutions à la crise des saisies hypothécaires.  Parmi ses dernières publications co-éditées citons ANew Spatial Order? (Blackwell, 1999), Of States and Cities: The Partitioning of Urban Space (Oxford University Press, 2002) et Searching for the Just City (Routledge, 2009).

Pour en savoir plus

Regardez la conférence en ligne (en anglais):
1e partie
2e Partie

La ville d’aujourd’hui et de demain : redéfinir la citoyenneté

L’IPAM est heureux d’accueillir Mme Saskia Sassen qui lui fait l’honneur d’inaugurer sa série de grandes conférences publiques.

Mme Sassen exposera comment s’articule aujourd’hui la citoyenneté dans le contexte mouvant des nations et d’un univers mondialisé.  La relation entre l’État et le citoyen est remise en question face à l’émergence politique et à l’importance de la Cité.  De nouveaux acteurs politiques apparaissent, tels que les groupes minoritaires et les immigrants, et ils contribuent à refaçonner le cadre politique.

L’exposé se fera en anglais, sous le titre « The City, today and tomorrow, and redefining Citizenship ».  Il sera suivi par une période bilingue de questions et de commentaires.

Regardez la conférence en ligne (en anglais)

Lettre ouverte publiée dans Le Devoir, le 18 novembre 2009

Montréal, le 16 novembre 2009

IPAM : Pour un modèle crédible et montréalais de développement urbain

Les défis économiques, sociaux ou environnementaux du développement urbain demandent un dialogue ouvert et prospectif auquel tous les secteurs de la société montréalaise peuvent participer. C’est ce qui justifie la création de l’Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM), un forum d’idées non partisan rassemblant chercheurs, praticiens et autres intervenants souhaitant participer au développement urbain de Montréal à long terme.

L’IPAM est un think tank et un lieu de recherche, d’échange et de débat ouvert aux différents publics. Par la documentation et l’analyse, il vise à amener des propositions pour un meilleur développement de Montréal et de la région métropolitaine. Son ambition est d’offrir à la société civile le moyen de canaliser ses propositions novatrices vers les instances municipales et de contribuer elle aussi à façonner l’avenir de Montréal. Sans se substituer aux organisations existantes, cette initiative citoyenne vise à bâtir un modèle montréalais d’urbanisme durable, de développement économique et social et de démocratie locale. Par son indépendance et sa multidisciplinarité, l’IPAM souhaite participer concrètement au débat permanent qui éclaire les choix vers une société équitable et prospère.

En conjuguant les forces et expertises d’une diversité de spécialistes de disciplines complémentaires d’ici et d’ailleurs, dont la recherche universitaire, les milieux d’affaires ou socio-économiques, les tables de quartier et de groupes de femmes, les communautés culturelles ou les organismes non-gouvernementaux en environnement, nous comptons créer un lieu de référence qui réunisse des personnes qui sauront par leur mobilisation sur les enjeux d’écologie, de sociologie, d’économie, de démocratie et d’aménagement associés au développement urbain, acheminer aux administrations municipales des recommandations et des pistes d’actions dans chacun de ces domaines.

Une première initiative de l’IPAM est d’appeler la nouvelle administration municipale à s’engager sur les trois actions suivantes dans les cent prochains jours, et d’offrir sa collaboration à cet effet :

  • Convoquer, conjointement avec la société civile, un Sommet 2010 sur l’avenir de Montréal en vue d’ identifier les priorités et les orientations pour la ville et la région métropolitaine, notamment les objectifs et projets prévus pour souligner le 375e anniversaire de Montréal en 2017 ;
  • Lancer la consultation sur la mise à jour obligatoire du Plan d’urbanisme de Montréal et sur les outils d’aménagement métropolitain pour identifier en lien avec le Sommet 2010, les orientations prioritaires ainsi que les règles qui en assurent la mise en œuvre efficace et crédible ;
  • Stimuler la participation citoyenne en renforçant le mandat des instances consultatives indépendantes et les obligations des élus. À l’issue du Sommet de Montréal 2010, un contrat social devrait être établi entre la ville de Montréal et la société civile; celui-ci reconnaîtrait un partenariat formel en continu. Un tel partenariat impliquerait que les décideurs consultent sur une base régulière la société civile montréalaise sur les priorités de notre ville. Il devrait en résulter une approche plus holistique du développement urbain de notre ville et région.

Ces trois actions amèneront les personnes et organismes de la société civile montréalaise et métropolitaine à comprendre et à s’approprier une définition commune des principes d’aménagement et de développement urbain ainsi qu’une vision partagée de leur rôle dans un dialogue permanent, constructif, démocratique et effectif avec les décideurs élus.

Phyllis Lambert
Présidente
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)

Dinu Bumbaru
Vice-président
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)

Dimitri Roussopoulos
Vice-président
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)

Revue de presse du 15 octobre 2009

Revue de presse_15 oct 2009

Une exposition universelle est une idée du 19e siècle (Phyllis Lambert), par André Duchesne, La Presse, 14 octobre 2009

Montréal en déficit de leadership, selon Phyllis Lambert, par Jean-Michel Nahas, Rue Frontenac, 15 octobre 2009

With great power comes great sustainability, par Emilio Comay del Junco, McGill Daily, 19 octobre 2009

IPAM : Laboratoire d’idées, par Alain Rochereau, Voir, 22 octobre 2009

Lancement de l’Institut de politiques alternatives de Montréal

Un « think tank » (laboratoire d’idées) est créé afin d’éclairer les politiques en matière de planification urbaine et de développement à Montréal

Montréal, le 14 octobre 2009 — Mme Phyllis Lambert, architecte, directeur fondateur et président du conseil des fiduciaires du CCA, M. Dimitri Roussopoulos, fondateur du Centre d’écologie urbaine de Montréal et M. Dinu Bumbaru, directeur des politiques, Héritage Montréal, ont annoncé aujourd’hui la création d’un laboratoire d’idées, l’Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM). Il s’agit d’une initiative citoyenne qui a pour mission de contribuer à la planification urbaine viable de Montréal, à son développement économique et durable et à la démocratie locale. Organisme indépendant et multidisciplinaire, l’IPAM a comme objectif de jouer un rôle clé à long terme dans le débat municipal sur les choix à faire en matière de politiques pour mener à une société équitable et prospère.

Les défis économiques, sociaux et écologiques qui se posent au développement urbain exigent une réflexion large et ouverte à toutes les composantes de la société montréalaise. L’IPAM se veut donc un laboratoire d’idées, un centre de recherche et un forum où les différents acteurs peuvent se rencontrer, échanger et débattre. Il agira comme lieu d’expression pour la société civile qui pourra ainsi contribuer, de concert avec les instances municipales, à imaginer des solutions novatrices en vue de façonner l’avenir de Montréal à long terme.

« L’impact considérable du développement économique de la Ville de Montréal et les mégaprojets qu’il met de l’avant laissent entrevoir que nous nous situons à une croisée des chemins majeure » a déclaré Mme Phyllis Lambert. « La création de l’IPAM est essentielle, car c’est un fait que la société civile de Montréal, dans toutes ses composantes, doit comprendre et s’entendre sur la définition de la planification urbaine et elle doit partager une vision claire de la place légitime qu’elle peut occuper dans le cadre d’une réflexion permanente, constructive, démocratique et réaliste menée conjointement avec les décideurs politiques. »

Organisme indépendant, multidisciplinaire et inclusif, l’IPAM a comme objectif de jouer un rôle clé dans le débat municipal sur les choix à faire en matière de politiques pour mener à une société équitable et prospère. L’IPAM entend mettre à contribution l’expertise d’individus issus de domaines d’activités différents dans la communauté.

« En unissant les forces et l’expertise de spécialistes dans des domaines complémentaires d’ici et d’ailleurs tels le milieu de la recherche universitaire, des affaires, de l’économie sociale, des tables de quartier, des communautés ethnoculturelles, du milieu communautaire et des ONG en environnement, nous créons un centre de référence qui pourra se mobiliser sur les questions de planification économique sociologique et démocratique, sur les enjeux de développement urbain et recommander des pistes d’action auprès de l’administration municipale dans chacun de ces secteurs d’activités » d’ajouter M. Dimitri Roussopoulos.

Selon M. Dinu Bumbaru, « À la veille de la mise à jour de son Plan d’urbanisme, Montréal a besoin d’une forme de planification qui conjugue et intègre l’urbanisme, l’économique et le durable. C’est pourquoi l’IPAM propose de mettre sur pied six chantiers pour aborder les questions de développement économique et culturel à long terme : le patrimoine; la pauvreté; le logement social et la justice sociale; l’écologie; la planification urbaine et le transport; et la démocratie. »

Les activités de l’IPAM se concentreront sur deux volets soit :

  • Un volet diffusion et débats publics via l’organisation de forums publics, de conférences et de séminaires qui aborderont un vaste éventail d’enjeux dans la planification urbaine;

 

  • Un volet lié au suivi et et à un dispositif de veille  des interventions de l’Administration municipale en procédant à une évaluation annuelle des rapports déposés par la Ville de Montréal en ce qui a trait au plan d’urbanisme, au rapport annuel de l’Office de consultation publique de Montréal ou au rapport de l’Ombudsman.

Mais comme premier geste, l’IPAM lancera un appel, au lendemain des élections municipales, à l’Administration municipale, demandant de tenir un sommet des citoyens sur l’avenir de Montréal, en partenariat avec la société civile, permettant ainsi un échange d’idées et d’expériences pouvant guider l’Administration dans le cadre de son prochain mandat.