Contexte de la création de l’IPAM

La région métropolitaine de Montréal est présentement engagée dans un vaste processus de révision de ses plans et schémas d’aménagement, dont les retombées se feront sentir pour de nombreuses années à venir. Un tel exercice de planification touche directement au quotidien de la population, que ce soit le transport, le logement, la qualité de l’environnement, les espaces verts, l’utilisation du sol, le développement économique, la répartition de la richesse sur le territoire, la participation de la population à ces choix, la gouvernance des instances politiques.

Ce processus complexe devrait conduire à harmoniser les plans et schémas des différents échelons administratifs de la région métropolitaine. La loi 58, adoptée le 1er juin 2010, prévoit que cette harmonisation se fera par l’élaboration d’un plan métropolitain d’aménagement et de développement par la CMM. Cet exercice de planification intégrée exigera que les diverses villes et municipalités régionales de comté se mettent d’accord sur une vision commune du développement urbain.

Le nouveau plan métropolitain portera notamment sur la planification du transport terrestre, la protection et la mise en valeur du milieu naturel et bâti, l’identification des parties du territoire devant faire l’objet d’une planification intégrée de l’aménagement et du transport, la mise en valeur des activités agricoles et l’identification des territoires voués à une urbanisation tenant compte de l’optimisation des espaces disponibles hors de la zone agricole.

Pour le gouvernement du Québec qui s’est doté de plusieurs politiques balisant la préparation du plan, cet exercice de planification doit s’appuyer sur la vision d’un Québec prospère grâce à des municipalités locales et régionales attrayantes, dynamiques et innovantes qui ont la compétence de faire des choix tout en assurant une occupation et un développement harmonieux.

La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté, en 2003, la Vision 2025 intitulée « Cap sur le monde : bâtir une communauté compétitive, attractive, solidaire et responsable », dont elle se servira pour préparer le prochain plan métropolitain d’aménagement et de développement.

Certaines villes-régions ont réussi à produire des accords de ce type et sont devenues des modèles dont il serait utile de tirer des leçons. Nous pensons notamment à Lyon, Barcelone, Berlin, Paris, Bordeaux, Portland, Boston, New York, Vancouver, Toronto.

L’agora, organisée cet automne, est originale par le fait qu’elle veut mobiliser largement la société civile autour de la question des choix d’aménagement de la métropole du Québec en lui offrant l’espace public voulu, les ressources nécessaires en termes d’information et d’exemples de pratiques d’excellence provenant d’ailleurs, l’occasion de débattre des enjeux qui la concernent et de faire des recommandations ainsi que la possibilité d’interpeller directement les responsables qui seront invités à s’exprimer.