Lettre ouverte publiée dans Le Devoir, le 18 novembre 2009

Montréal, le 16 novembre 2009

IPAM : Pour un modèle crédible et montréalais de développement urbain

Les défis économiques, sociaux ou environnementaux du développement urbain demandent un dialogue ouvert et prospectif auquel tous les secteurs de la société montréalaise peuvent participer. C’est ce qui justifie la création de l’Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM), un forum d’idées non partisan rassemblant chercheurs, praticiens et autres intervenants souhaitant participer au développement urbain de Montréal à long terme.

L’IPAM est un think tank et un lieu de recherche, d’échange et de débat ouvert aux différents publics. Par la documentation et l’analyse, il vise à amener des propositions pour un meilleur développement de Montréal et de la région métropolitaine. Son ambition est d’offrir à la société civile le moyen de canaliser ses propositions novatrices vers les instances municipales et de contribuer elle aussi à façonner l’avenir de Montréal. Sans se substituer aux organisations existantes, cette initiative citoyenne vise à bâtir un modèle montréalais d’urbanisme durable, de développement économique et social et de démocratie locale. Par son indépendance et sa multidisciplinarité, l’IPAM souhaite participer concrètement au débat permanent qui éclaire les choix vers une société équitable et prospère.

En conjuguant les forces et expertises d’une diversité de spécialistes de disciplines complémentaires d’ici et d’ailleurs, dont la recherche universitaire, les milieux d’affaires ou socio-économiques, les tables de quartier et de groupes de femmes, les communautés culturelles ou les organismes non-gouvernementaux en environnement, nous comptons créer un lieu de référence qui réunisse des personnes qui sauront par leur mobilisation sur les enjeux d’écologie, de sociologie, d’économie, de démocratie et d’aménagement associés au développement urbain, acheminer aux administrations municipales des recommandations et des pistes d’actions dans chacun de ces domaines.

Une première initiative de l’IPAM est d’appeler la nouvelle administration municipale à s’engager sur les trois actions suivantes dans les cent prochains jours, et d’offrir sa collaboration à cet effet :

    • Convoquer, conjointement avec la société civile, un Sommet 2010 sur l’avenir de Montréal en vue d’ identifier les priorités et les orientations pour la ville et la région métropolitaine, notamment les objectifs et projets prévus pour souligner le 375e anniversaire de Montréal en 2017 ;

 

    • Lancer la consultation sur la mise à jour obligatoire du Plan d’urbanisme de Montréal et sur les outils d’aménagement métropolitain pour identifier en lien avec le Sommet 2010, les orientations prioritaires ainsi que les règles qui en assurent la mise en œuvre efficace et crédible ;

 

  • Stimuler la participation citoyenne en renforçant le mandat des instances consultatives indépendantes et les obligations des élus. À l’issue du Sommet de Montréal 2010, un contrat social devrait être établi entre la ville de Montréal et la société civile; celui-ci reconnaîtrait un partenariat formel en continu. Un tel partenariat impliquerait que les décideurs consultent sur une base régulière la société civile montréalaise sur les priorités de notre ville. Il devrait en résulter une approche plus holistique du développement urbain de notre ville et région.

 

Ces trois actions amèneront les personnes et organismes de la société civile montréalaise et métropolitaine à comprendre et à s’approprier une définition commune des principes d’aménagement et de développement urbain ainsi qu’une vision partagée de leur rôle dans un dialogue permanent, constructif, démocratique et effectif avec les décideurs élus.

Phyllis Lambert
Présidente
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)

&

Dinu Bumbaru
Vice-président
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)

&

Dimitri Roussopoulos
Vice-président
Institut de politiques alternatives de Montréal (IPAM)